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Droit des journalistes d’accompagner les visites de parlementaires dans les établissements pénitentiaires et les centre éducatifs fermés

Un décret publié mercredi au Journal officiel entérine le droit des journalistes d’accompagner les visites de parlementaires dans les établissements pénitentiaires et les centre éducatifs fermés.
« Cette publication entérine le droit des journalistes de contribuer à faire connaître l’environnement pénitentiaire et ma volonté d’ouvrir davantage les prisons à la société », s’est félicité le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas dans un communiqué.
En 2015, M. Urvoas avait déposé un amendement en ce sens alors qu’il présidait la commission des lois de l’Assemblée nationale avec ses collègues, les députés PS Patrick Mennuci et Dominique Raimbourg, ainsi que Pierre Botton, président de l’association  » Prisons de coeur « .
Le nouveau décret précise les modalités pratiques de ces visites, en réalité déjà mis en oeuvre par l’Administration pénitentiaire depuis 2015.
Désormais, « un chef d’établissement pénitentiaire ne (pourra) s’opposer à l’entrée de journalistes accompagnant des parlementaires que pour des motifs impératifs liés à la sécurité, au bon ordre, à l’intérêt public ou à la protection des victimes, des personnes détenue et du personnel au sein de l’établissement », stipule le texte.
« Les parlementaires ne (pourront) être accompagnés de plus de cinq journalistes, dont deux utilisant du matériel de prise de vue ou de son », est-il précisé.
Ce décret vient compléter les dispositions de la loi du 15 juin 2000 renforçant la protection des victimes et la présomption d’innocence, qui avait autorisé députés et sénateurs à visiter de façon inopinée les prisons.
La loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 a élargi ce droit aux députés européens.

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